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LES COMEDIENS ET ARTISTES DE VARIETE

Thierry Leclerc

Thierry Leclerc est  comédien chanteur et vit à Saint-Leu-la forêt. Il se produit dans toute l'Ile de France et plus loin.

Voici son site web :

http://thierry-leclerc.000webhostapp.com


Il propose plusieurs spectacles de chansons en s'accompagnant à la guitare :
- "Le cri du poilu"
, chansons et récits de la Grande Guerre.

- "Chansons de poètes", poèmes célèbres mis en musique par Brassens, Ferré, Ferrat, etc.

"Les chansons de Prévert", poèmes de l'auteur mis en musique par Joseph Kosma (deux versions : juniors et adultes, durées différentes).

"Chansons pour rigoler", (Francis Blanche, Jean Yanne, Henri Salvador, Boris Vian, Les Frères Jacques, Boby Lapointe, etc.)
"Eh bien, chantons maintenant !", refrains célèbres 1900-1950 à reprendre en choeur.
"Souvenirs, souvenirs", chansons française des années 60, accompagnement bande orchestre et guitare.
"Paris chansons, Paris poèmes", florilèges de poèmes et chansons sur la capitale.
Ainsi que des ateliers de lecture à voix haute pour tous les âges, et des lectures spectacles en chansons (thème à la demande).

        

Au théâtre, il a joué dans différents spectacles à Paris, dont La Cantatrice Chauve (actuellement au Théâtre de la Huchette), KidnappéeEn route vers le TokaïdoCabaret Japonais (chansons et contes traduits du japonais), L'heure verte (rôle Verlaine), Phono-Folie (comédie musicale), Alphonse revient d'après Allais, de nombreux spectacles pour enfants, des spectacles de rues.

 Il enregistre des publicités pour la radio, des méthodes de langue française pour lesquelles il crée également des musiques.

Pour écouter des extraits musicaux, cliquez sur les photos ci-dessous.

le cri du poilule cri du poilu

 A la Saint Médard A la Saint Médard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Charpini et Brancato (1901-1987)

Jean-Emile Charpine dit Charpini est un chanteur et comédien français, né le 30 juillet 1901 à Paris et mort le 26 octobre 1987 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Ouvertement homosexuel, ce fantaisiste était célèbre pour ses numéros de travesti où il caricaturait des comédiennes célèbres. Doté d'une voix exceptionnelle, il composa, dès 1929, avec le pianiste Antoine Brancato (1900-1991) un célèbre duo, « Charpini et Brancato », spécialisé dans les parodies d'opéras ou d'opérettes célèbres qui donnaient à Charpini l'occasion d'endosser avec extravagance les rôles de Carmen, Manon ou Véronique.

Durant plusieurs décennies, Brancato se prêtera de bonne grâce au rôle de comparse et de faire-valoir de Charpini dans de désopilants duos pastiches lyriques. Les compères restèrent une dizaine d’années au cabaret « Le Bosphore », 18 rue Thérèse, près de l’Opéra, qui sera bientôt rebaptisé « Chez Charpini ». Leur numéro est, à cette époque, un des plus célèbres de Paris.

Les performances vocales de Charpini déclinèrent au fil des ans… au profit d’une multiplication d’effets comiques et de mots d’esprit jouant sur l’autodérision. Après la guerre, le duo évoluera vers un numéro de fantaisistes et conservera son succès jusqu’à la fin des années 1950.

Charpini et Brancato vécurent  à Saint-Leu. Leur propriété semble avoir été l’une des maisons situées rue de la Paix. Une autre information fragmentaire indique que Charpini et Brancato revendirent leur villa de Saint-Leu à Reine Paulet (6 déc.1906-26 oct.1999), grande dame de la chanson française des années 30 qui la revendit aux lendemains de la Guerre.

 

Voici un article du journal L'Humanité du 30 janvier 1939 qui atteste d'un cambriolage dans sa maison de Saint-Leu-la-Forêt :

 

La célèbre vedette de music-hall et de la, radio, Charpini, vient d'être victime d'un cambriolage important. A Saint-Leu-la-Forêt, au 46 de la rue de la Paix, le partenaire de Brancato possède une villa qu'il n'habite que l'été. Les lieux sont déserts, les villas d'alentour ayant en cette saison leurs volets clos.

Celle de Charpini s'élève au milieu d'un parc, et l'on peut relever parfaitement les traces d'escalade des cambrioleurs sur la porte principale du mur de clôture.

Les visiteurs, une fois dans la place, prirent une échelle qu'ils trouvèrent dans un hangar voisin, parvinrent facilement à une fenêtre démunie de persiennes, donnant jour sur un escalier d'accès, entre le rez-de-chaussée et le premier étage.

Briser une vitre à- la hauteur de l'espagnolette, faire jouer, celle-ci,  puis pénétrer dans la villa ne furent qu'un jeu pour les cambrioleurs. Leur «travail » accompli, ils s'en furent par le même chemin.

L'habitation fut littéralement pillée et mise à sac. Si les dégâts sont importants, le montant du vol ne l'est pas moins.

Dans la chambre de l'artiste, sur deux lits jumeaux, tout est pêle-mêle. Le moindre meuble a été fouillé, et ce qui n'a pas été emporté a été détérioré. Tous les tableaux ont été lacérés et les glaces brisées.

La police locale s'est transportée sur les lieux mais n'a guère recueilli de renseignements. Un brave mécanicien, M. Louis Thomas, qui s'occupe du chauffage en l'absence du maître de céans, n'a pu donner, aucune précision et a été mis hors de cause par les enquêteurs qui poursuivent activement leurs investigations.

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Gérard Buhr (1928-1988)

Gérard Buhr, né le 8 mai 1928 à Strasbourg et mort le 8 janvier 1988 à Paris, est un acteur français. Il est également scénariste pour la télévision et auteur de plusieurs romans noirs sous le pseudonyme de Victor Harter.

Il a vécu plusieurs années à Saint-Leu-la-Forêt au 122 rue de Saint Prix.

Il a joué dans de nombreux films tels que Fanfan la Tulipe,  Mémoires d'un flicBob le Flambeur, Michel Strogoff, la nuit des Généraux, le Clan des Siciliens...

C'est ensuite au théâtre que son destin de comédien le reconduit où il joue les Six hommes en question de Robert Hossein et Frédéric Dard en 1963.

En 1965, sous le pseudonyme de Victor Harter, il publie au Fleuve Noir son premier roman d'espionnage, dont le héros, nommé Turpin, amateur de jolies femmes et de Maserati, lui ressemble étrangement. Il donne une dizaine de titres à cette série et signe également des romans noirs.

A la fin de sa carrière, il joue à la télévision, notamment dans la série Chateauvallon en 1985.

Il meurt en 1988 à son domicile parisien d'une rupture d'anévrisme à l'âge de 59 ans.

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Guy Pierrauld  (1924-2015)

Guy Piérauld, de son vrai nom Guy di Piro, est issu d'une famille modeste d'origine italienne. Il a fait ses débuts au théâtre avant de se faire connaître à la télévision. Il a ensuite mené en parallèle une carrière d'acteur de cinéma mais il a surtout marqué par ses doublages de personnages de dessins animés comme Kiri le Clown et Bugs Bunny, Woody Woodpecker, l'un des Dupond et Dupont de Tintin ou encore Looping ("Diabolo et Satanas"). Il a vécu plus de 40 ans à Saint-Leu.

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Louis Velle

Louis Velle, né le 29 mai 1926 à Saint-Leu-la-Forêt, est un acteur français. Il est marié à l'écrivain et actrice Frédérique Hébrard dont il a eu trois enfants, Catherine, Nicolas et François.

Il est aussi auteur dramatique et metteur en scène. 

 

 

 

 

Il évoque ses souvenirs d'enfance à Saint Leu et à Taverny dans l'ouvrage coécrit avec son épouse et intitulé "La protestante et le catholique" publié chez Plon en 1999 :

…Un autre changement fut l’accès au catéchisme. Pour différentes raisons je dus en suivre les cours à l’église de Saint-Leu. Elle était tout l’opposé de celle de Taverny : sombre, sans histoire, calée en pleine rue entre une boulangerie et une pharmacie, débouchant à même le trottoir où, le dimanche, la voix des crieurs de journaux dominait celle du prêtre. Quand il entonnait le Credo, on entendait : « Demandez, lisez, diffusez l’Humanité, organe central du Parti Communiste  Français ! », à quoi répondait, un ton plus haut : «  Demandez, lisez, diffusez l’Action Française, organe du Nationalisme Intégral ! ».

…Et puis l’opinion sur les deux prêtres était différente. L’abbé Bour, curé de Taverny, promu doyen, était apprécié des chrétiens intermittents qui composaient ma famille… Il avait quelque chose de bon et de furieux qui touchait.

…L’abbé Toillon, curé de Saint-Leu, était tout autre. Il portait lunettes, se montrait facilement pompeux, porté à l’enflure. Dans sa bouche, « Jésus » devenait presque « Jaesus ». Il était affligé d’un tic qui le contraignait à porter sans cesse la main à sa joue pour remettre sa mâchoire en place. Et puis – grief plus sérieux -, il ne rendait pas la monnaie. Si on venait le trouver pour une messe à intention particulière qui coûtait dix-sept francs, par exemple, et qu’on lui eût donné vingt francs, il disait merci et gardait le tout.

…il faudrait peut-être préciser – autre changement – que ma mère s’était remariée, et que j’avais ainsi hérité d’une grand-mère de plus : la mère de son mari.

…Raymond, je l’avais toujours connu. Si quelqu’un a aimé et pris en considération l’enfant que j’étais, c’est bien lui.

…Sa mère et lui habitaient une maison imposante, prolongée d’un grand jardin peuplé de pergolas. Le tout situé sur le même trottoir que nous, du côté Saint-Leu, ce qui contribua à m’orienter vers cette nouvelle paroisse. Ma nouvelle grand-mère m’y accompagnait au catéchisme le jeudi, et à la messe le dimanche. Chaque fois nous passions place de la Mairie, devant la pharmacie de mon grand-père, qui venait de se remarier lui aussi, et avec qui ma nouvelle famille était restée dans les meilleurs termes.

Mes souvenirs de catéchisme baignent dans la lumière insuffisante de l’église de Saint-Leu. En levant les yeux je rencontrais un ciel bleu-noir, plus noir que bleu, criblé d’étoiles dorées d’un éclat chétif. Dans cette atmosphère de crypte, l’environnement perdait de son relief. Les visages devenaient incertains, les pensées molles.

J’appris aussi que tout le monde n’était pas chrétien. Ce qui n’était plus une totale surprise car j’avais constaté que certains camarades de classe ne se retrouvaient pas à la messe du dimanche.

…Mais j’appris aussi qu’à l’intérieur même des chrétiens, il y avait des différences, et ceci me surprit davantage.

…Est-ce que nous connaissions des protestants ?

Il n’y avait pas à aller loin : le café-tabac-taxi, en face de la pharmacie, était tenu par des protestants. Ah bon… Et qui d’autre ? Eh bien, à Saint-Leu, un médecin, une dentiste. Et puis le pasteur Bost et sa femme, « Un homme très bien ! » Et puis il y avait un temple. Oui ! A l’entrée de la rue Carnot. Je suis allé voir. Mon Dieu qu’il était petit, dans son jardinet ! Il est vrai que les protestants étaient peu nombreux, mais quand même… à côté des églises !

 …C’est un Vendredi saint – de quelle année ? – Après le Chemin de Croix à l’église de Taverny, je me suis engagé dans la forêt, sous un ciel sombre. J’ai marché, je me suis arrêté au pied d’un arbre qui domine la carrière du Pont du Diable, j’y ai grimpé, ou plutôt je me suis hissé car l’arbre avait peu de branches et à peine de feuilles, petites. Je monte aussi haut que je peux. Un vent mauvais vient le tourmenter. Toute la nature est de mauvaise humeur. La pluie qui passe vient me cracher au visage une minute ou deux, s’éloigne, puis reviendra. Cramponné à mon perchoir qui oscille dangereusement, pourquoi me dis-je que je n’oublierai jamais cet instant ?

 Des garçons qu’on saluait le matin sur le quai de la gare, on ne les reverrait jamais : l’un mort à Epinay, l’autre au pont d’Argenteuil. Pourquoi s’obstiner à aller à Paris ? Je me cantonnais dans ma chambre…Raymond, la tête enfoncée dans le poste de radio, la main sur le bouton des fréquences, essayait de combattre le brouillage de Radio-Londres comme il l’avait fait tout au long de l’occupation. Il exécrait les Allemands, leur tenait des propos provocateurs qu’ils ignoraient ou ne comprenaient pas.

Il en fut autrement quand une escouade de la Milice vint camper au château de Vaucelles. Un matin qu’il était allé chercher l’eau si fraîche de la fontaine, en face de la pharmacie, Raymond ne leur cacha pas le dégoût qu’ils lui inspiraient. Ils s’emparèrent de lui violemment et le traînèrent jusqu’au château. Quand ma mère revint de ses prises de sang, les voisins, qui avaient assisté à la chose, l’informèrent. Ni une, ni deux ! Elle monta la côte de la Tuyolle jusqu’au château. L’heure qui suivit me parut horriblement longue. Puis je les aperçus, Raymond et elle, en haut de la côte. Ils se tenaient au milieu de la route, bras dessus bras dessous, descendant vers nous, fiers comme jamais, éblouissants de bonheur. Ma mère rayonnait littéralement. Elle nous raconta comment elle avait réussi à arracher son mari des griffes dela Milice, et ce grâce à un officier allemand qui parlait français. Elle demanda à Raymond  de  ne plus se livrer à ses provocations. « Ce sont des salauds ! répétait-il. Des salauds ! »

Je m’inscrivis au club de tennis de Vaucelles. Là se nouaient des idylles avec des jeunes filles en socquettes et jupe plissée blanche. La femme d’un prisonnier nous apprenait quelques pas de danse. Je gagnais de petites sommes au bridge. Souvent les sirènes annonçaient des passages d’avions. Peu après, on voyait, plus ou moins haut suivant leur direction, de lourdes escadrilles de bombardiers. Les pièces antiaériennes entraient en jeu. On voyait leurs obus éclater dans le bleu du ciel. Parfois les avions lâchaient leur cargaison de bombes : de jolies petites pièces métalliques qui scintillaient gentiment dans le ciel et descendaient porter la mort à des gens encore vivants. Parfois un avion était touché. L’agonie était plus ou moins longue ; certains, ralentis, suivis d’un sillage de fumée, tentaient en vain de rejoindre le groupe qui s’éloignait. Parfois l’appareil se brisait puis plongeait de plus en plus vite vers le sol, parfois encore fleurissaient quelques parachutes, plus rarement on distinguait une torche qui descendait sans s’ouvrir. Puis, quand tout était accompli, les joueurs s’interrogeaient du regard : « 15-30 ?...15-40 ?... », puis la partie reprenait. La vie exigeait sa part.

Moi, j’essayais de penser à ces garçons venus du Wisconsin ou d’Alabama, et qui allaient finir leurs jours entre Beauchamp et Taverny, après avoir tué des gens à Saint Prix ou Montlignon. Habitué, par éducation et par tempérament, à chercher de la cohérence en toute chose, je souffrais de l’absurdité du monde.

…Les camions passaient, de plus en plus nombreux. Les soldats s’y tenaient debout, le fusil à la main, prêts à tirer sur les façades ou les passants. Je cessai d’aller au tennis. Chacun restait chez soi. Voisin du boulanger, je passais par-dessus les murs pour apporter le pain aux plus proches voisins.

Il fut donné l’ordre de ne plus fermer les portes des maisons pour que les soldats puissent y rentrer à leur gré. Aussi longtemps que les camions roulaient nous éprouvions du soulagement à les voir passer, l’inquiétude commençait s’ils s’arrêtaient.

Un camion justement s’arrête devant la pharmacie fermée. Des soldats entrent par la porte du couloir. C’est après la pharmacie qu’ils en ont, ils veulent des médicaments. Ils emportent différentes choses. Raymond les suit, furieux, en les traitant de « voleurs d’aspirine ». Ma mère essaie de le calmer. Elle tient dans ses bras ma plus jeune petite sœur qui a juste un an. Dans vingt ans de là, elle épousera un jeune Berlinois du même âge qu’elle. Ainsi va la vie.

Moi, je suis dans ma chambre, au second étage. Un soldat entre dans la pièce, farfouille. Moi je suis sur mon lit, je lis « La Mousson ». Il avise mes gants de boxe, m’en envoie une paire comme s’il voulait qu’on fasse un assaut, mais ce n’était pas sérieux. Je lui dis : « Krank » (qui veut dire malade). Je poursuis ma lecture et, soudain, je l’entends pousser un cri, un hurlement : « Terroristen » ! En soulevant le coussin de ma bergère il a trouvé mon calot de collégien avec des étoiles. Il sort son arme, tout en continuant à hurler : « Terroristen ! Terroristen ! » Je me suis mis debout, le canon du revolver est à hauteur de mon visage. Juste un trou noir : je pense que ma vie est finie. Je suis paralysé. Je me vois monter la côte de la Tuyolle pour être fusillé. Ce qui est absurde : il peut aussi bien m’abattre sur place.

Bruit de bottes dans l’escalier. Un autre soldat apparaît, l’arme à la main. Le premier, véhément, lui montre le calot et cherche à le convaincre qu’il est en présence d’un terroriste. Et puis mon esprit se remet en marche : je dis « Schule » (école), et je montre avec fièvre mon mouchoir, ma chemise,mon chandail, mes chaussettes, des cahiers, tous portent mon matricule, 436 ; s’il veut regarder à l’intérieur du calot, il verra le même matricule. J’explique que les étoiles (« Stern ») sont des années (« Jahre »), que huit étoiles c’est trop pour l’armée. Tout est en balance. Je les regarde. Ils me regardent. Comme c’est long, mon Dieu ! Le second qui est monté s’attendait peut-être à trouver quelque chose de plus convaincant. S’il fait un geste de la tête vers la porte, c’est fini, rien ne pourra arrêter l’avalanche. Mais il baisse la tête pour remettre son arme dans l’étui. L’homme au calot dit quelques mots pour le convaincre, mais l’autre lui tourne le dos et redescend. Ca veut dire : « Fais-le, mais tout seul. » Il me regarde, furieux, me jette mon calot au visage, et s’éloigne, son arme à la main. Il descend l’escalier. La vie m’est rendue. Je fais le signe de croix.  

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Philippe Ogouz

Au 12 rue Isabelle il y avait dans les années 60, une fabrique d’antennes de radio télescopiques. Le propriétaire et patron, Mr Ogouz y vivait avec son fils Philippe. Philippe Ogouz est devenu un comédien de renom qui a joué dans des centaines de films, téléfilms, pièces de théâtre. Un palmarès énorme qui mérite le détour pour ce Saint-Loupien très connu partout sauf à Saint-Leu…

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Anna Karina 

Hanne Karin Bayer, dite Anna Karina, née le 22 septembre 1940 à Solbjerg, Danemark, est une actrice, chanteuse et écrivain française, danoise d'origine.

Elle est découverte par Jean-Luc Godard qui la fait jouer dans un grand nombre de ses films dont Pierrot le Fou.

Elle tourne ensuite avec d'autres cinéastes et apparait notamment dans Cléo de 5 à 7.

Anna Karina a mené parallèlement une carrière de chanteuse. En 1967, elle renconte un grand succés avec Sous le soleil exactement de Serge Gainsbourg.

Elle a également écrit quatre romans et fait quelques apparitions dans des téléfilms.

Elle a vécu de nombreuses années à Saint-Leu-la-Forêt, au 43 chemin du pré Hacqueville.

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Pierre Aknine


 

Pierre Aknine est  réalisateur et scénariste pour le cinéma ainsi que pour la télévision. Il vit à Saint-Leu-la-Forêt.

Il travaille d’abord pour le théâtre en mettant en scène des pièces classiques et surtout les œuvres de Roland Dubillard (Les Diablogues, les Crabes, Si Camille me voyait et La Maison d’os). 

Pour la télévision, il écrit avec Didier Kaminka  les textes de Cherchez la femme  la première émission de variétés de la Cinq  présentée par Amanda Lear et Christian Morin.

 Il est aussi le scénariste d’Alexandre Arcady pour L'Union Sacrée et écrit de nombreux scénarios pour le cinéma et la télévision. Suivra ensuite Jean Moulin, une affaire française, qu’il écrit et réalise. Il poursuit dans la même veine avec une adaptation libre des Trois Mousquetaires, d’Ali Baba et les 40 voleurs, un film biographique sur l'écrivain Chateaubriand, et Mort d'un Président sur la dernière année de la vie du président Georges Pompidou.

Crime d'Etat, en 2013 est un film sur la mort de  Robert Boulin, ministre en exercice de Valéry Giscard d'Estaing . En 2014, son téléfilm Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils est l'autopsie d'une lâcheté ordinaire. En 2016, La Main du Mal est un film qui traite de la relation perverse entre un avocat et son client.

Il est, par ailleurs, professeur de direction d’acteur devant la caméra au Conservatoire National Supérieur d'Arts Dramatiques. 

Très actif à Saint-Leu, il est notamment  Président du jury 2016 de la soirée Courts Métrages organisée par le groupe Culture Jeunes.

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