Saint-Leu-la-Forêt
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 Visite de groupes sur la ville

Le Syndicat d'Initiative de Saint-Leu-la-Forêt propose aux groupes préconstitués d'un minimum de dix personnes un circuit de visite des principaux monuments de la ville. Vous en trouverez ci-dessous le descriptif

 

         L’église de Saint-Leu-la-Forêt est l’un des plus hauts lieux de la mémoire bonapartiste en France. Elle abrite en effet dans sa crypte  les tombeaux du frère de Napoléon 1er, Louis, roi de Hollande et père de Napoléon III et de ses deux premiers fils. Elle fut aussi le lieu où reposèrent pendant quelques décennies, les restes du « père de la dynastie », Charles Bonaparte.

       Mais cet édifice remarquable par son architecture atypique rassemble aussi d’autres trésors ; c’est cet ensemble que nous vous invitons en premier à découvrir.

        L’église de Saint-Leu-la-Forêt est placée sous le double vocable de Saint- Leu et Saint-Gilles, qui demeurent étroitement associés par la tradition et dont les fêtes sont célébrées le même jour le 1er septembre.

       Le 16 juillet 1804, Louis Bonaparte, frère du futur Napoléon 1er et futur roi de Hollande, achète, avec son épouse Hortense de Beauharnais, les deux châteaux construits au début du 17è et, après avoir fait démolir le château du haut,  réunit les deux parcs en une vaste et agréable propriété de près de 80 hectares.

        Très  attaché à Saint-Leu, Louis forma le souhait d’être enterré dans son église. Mort en Italie le 25 juillet 1846, son corps y fut ramené et enseveli solennellement le 27 septembre 1847.

       Le 17 mars 1849, le prince-président Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, troisième fils de Louis et d’Hortense et futur empereur Napoléon III, vient se recueillir sur le tombeau de son père et de ses frères ; il découvre alors l’état de délabrement de l’église. Soucieux de donner à sa famille une sépulture digne de ce nom, il commande les plans d’un nouvel édifice à son ami d’enfance l’architecte Eugène Lacroix (1814-1873). 

        Situé dans le chœur, un impressionnant monument  de près de 6 mètres de hauteur   a été inauguré par Napoléon III le 10 juin 1862. Il a été sculpté, selon le vœu de Louis dans son testament,  dans le marbre blanc de Carrare, par Louis-Messidor Lebon Petitot (1794-1862), surnommé « l’Horace Vernet de la sculpture », qui lui consacra près de quinze ans de travail.

       Les murs et les voûtes du chœur sont décorés de peintures murales polychromes, patinées à la cire. Cet ensemble est de Sébastien Cornu auteur également des ornementations des tympans extérieurs.

       Œuvre du célèbre facteur Cavaillé-Coll, le buffet d’orgue fut offert par Napoléon III et inauguré solennellement le 3 septembre 1869.                   

       On descend à la crypte par un escalier de pierre à voûte en berceau hélicoïdal plein-cintre.  Quatre grands sarcophages de pierre réalisés en 1851 portent les palmes dorées et les suaires de la mort. Celui du père de l’empereur Napoléon 1er,  Charles, est maintenant vide : le 30 avril 1951, ses restes furent transférés à Ajaccio.                                       

       Une croix mystérieuse, d’une hauteur de plus de 13 mètres, se dresse dans un îlot de verdure où chantent les oiseaux. Elle semble bien paisible mais pourtant elle commémore une tragédie énigmatique dont la solution partage encore les spécialistes. Ce monument inauguré le 27 juin 1844 se situe à l’emplacement même où l’on retrouva, le 27 août 1830, Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé, neuvième et dernier Prince de Condé, pendu à l’espagnolette de la fenêtre de sa chambre. Crime, suicide, querelle d’héritage, femme à la personnalité sulfureuse, tous les ingrédients sont présents pour constituer une recette maléfique…mise en images dans la célèbre émission « La caméra explore le temps ». 

       Le dernier propriétaire du château de Saint-Leu a donc mal fini. Il succède à une longue liste de ses prédécesseurs dont le destin tragique semble lié à la possession de la terre de Saint-Leu. Un des plus célèbres fut Jean de Nivelle, fils de Guillaume de Montmorency, qui passa à l’ennemi lors de la guerre qui opposa au XVème siècle Louis XI à Charles le Téméraire. L’appel désespéré de son père à le faire revenir serait à l’origine de la formule proverbiale sur « ce chien de Jean Nivelle qui s’enfuit quand on l’appelle… »

       Hortense de Beauharnais, épouse de Louis Bonaparte, aima beaucoup cette résidence. Elle y laissa le souvenir de sa générosité qu’illustre bien le tableau de Laurent Dabos peint en 1812 et détenu dans les collections municipales où l’on peut voir la Reine « donner la soupe aux pauvres ». 

       Le château fut rasé en 1837 et le parc loti en 80 parcelles. Mais une nouvelle énigme demeure : une caisse de pièces d’or et de bijoux aurait été enterrée quelque part à 1m50 de profondeur dans l’ancien parc par un noble émigré en Russie ayant fui les tourments révolutionnaires.

       C’est la célèbre éducatrice Mme la Comtesse de Genlis, préceptrice, à Saint-Leu, des enfants  du duc de Chartres, futur Philippe-Egalité, qui aurait été la confidente du secret et aurait détenu à l’époque le plan de son emplacement. L’un de ces enfants deviendra roi des Français sous le nom de Louis Philippe.

       Non loin de la Croix on peut voir des bâtiments originaux aux façades agrémentées de faux rochers et de naïades. Ils ont été construits vers 1896 pour abriter les Etablissements de la Source d’eau minérale Méry, du nom de son fondateur Auguste à l’origine de cette entreprise fleurissante qui survécut jusqu’en 1974.

       Une courte promenade par les sentes, héritage de la parcellisation des propriétés rurales dans la vallée de Montmorency vous permettra de relier tous ces monuments en découvrant quelques éléments secondaires du patrimoine saintloupien notamment l'Hôtel de Ville, la Gare et la Chapelle Ste Geneviève du 14ème siècle.

     Tous renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès du Syndicat d'Initiative : Contact 

    Des aménagements du circuit peuvent être proposés sur la base d'une thématique différente (nature, petit patrimoine, maisons privées remarquables, etc...). Des possibilités de restauration peuvent également être étudiés par nos soins.