Saint-Leu-la-Forêt
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Saint Leu d'hier et d'aujourd'hui

Les châteaux

Au XVIIIème siècle, le bourg de Saint-Leu-la-Forêt possède deux châteaux principaux, le « château du bas » et le « château du haut », le second situé en bordure de la forêt de Montmorency. C’est la réunion de ces deux propriétés qui forma de 1804 à 1815 le domaine de Louis-Napoléon et d’Hortense de Beauharnais. La propriété fut remodelée et les jardins profondément remaniés : Perspectives ouvertes, décors hydrauliques alimentés par les sources, rochers, grottes, fabriques, y prolifèrèrent.

Un grand rocher d’où jaillissait une source qui alimentait l’étang du haut fut réutilisé sous le Second empire pour édifier la grande cascade du bois de Boulogne . En 1819, le duc de Bourbon, dernier prince de Condé, redevient propriétaire du domaine. Une fois encore le domaine est remanié au « goût du jour ». En 1830, à la mort du prince de Condé, la propriété est progressivement lotie entre une trentaine d’acquéreurs . Le château est totalement détruit en 1837.

 

 

Le château de Saint Leu vers 1810

Aquarelle moderne Christian Benilan 2006

 

L'agriculture

Du Moyen Age au milieu du XIXème siècle, des granges cisterciennes et des vignes couvrent les coteaux calcaires de la butte de Montmorency. Au fil des siècles, une société originale de petits propriétaires se développe à Saint-Leu comme dans tous les villages viticoles de la région.

 

C'est au XIIème siècle que le premier village, situé sur le coteau en lisière de forêt, et, le hameau de Calmeta à l’emplacement de l'actuel Rosaire, cèdent progressivement la place à la ville que l’on connaît aujourd’hui, avec sa place de la Forge, à proximité de laquelle les vignerons s’installent pour commercialiser leur vin.

Des éléments de l’habitat rural, témoins de l’époque où les fermes étaient nombreuses au centre de Saint-Leu-La forêt, rue de Général Leclerc, rue du Rû, rue du Château, rue de la Forge, et surtout rue Pasteur, ancienne rue des Avollées, persistent aujourd’hui.

 

Au XVIIIème siècle, les 3 /4 des habitants de la communauté villageoise de «Saint-Leu-les-Taverni» sont des vignerons et la vigne couvre plus de 100 hectares du territoire communal. La Révolution distribue le territoire « à tous les citoyens », en le morcelant. Très vite se dessine un véritable réseau de sentiers ou venelles entre les propriétés. Ces parcelles se multiplient de génération en génération. Couvertes de vigne ou d’autres cultures, les « longuettes », ces terrains tout en longueur, finissent par mesurer à peine un are. A la fin du XIXème siècle, chaque Saint-loupien possède encore son coin de vigne et le cultive. Mais le phylloxera, l’urbanisation et le développement du chemin de fer viennent à bout de la vigne d’Ile-de- France, à cette époque.

  

Le chemin de fer

Avant l’arrivée du chemin de fer en 1876, Saint-Leu-la-Forêt est un gros bourg encore largement agricole. Les fonctions économiques sont toujours attachées au monde rural : marchands de chevaux, charrons, laiteries, marchands de vin, quelques auberges, un marché… Les bâtiments de ferme structurent la grande rue. A l’arrivée du chemin de fer, la structure sociale et urbaine de la commune se trouve bouleversée par les migrations ouvrières du XIXème siècle. C’est une époque d’extension du bassin d’emploi parisien. Les maisons se construisent en continuité du bâti existant le long des rues et amènent avec elles de nouvelles activités,  dont on peut estimer qu’elles forment le socle de la structure commerciale d’aujourd’hui.  

Villégiature

La vallée de Montmorency est recherchée pour son bon air et appréciée pour l’eau de ses nombreuses sources qui jaillissent du coteau et s’écoulent vers la plaine. C’est une région de villégiature aux portes de la capitale. Sous l’Ancien Régime, l’aristocratie y possédait ses propriétés ; à sa suite, la bourgeoisie y construisit ses villas. Les parcs des châteaux ont laissé des traces aujourd’hui encore lisibles dans le parcellaire et dans la végétation de toutes les communes du secteur, de Deuil-la-Barre à Taverny. Les arbres imposants qui marquent çà et là le paysage, les restes d’alignements, les grandes maisons entourées de vastes jardins sont autant de témoignages de ce type d’habitat de la vallée de Montmorency.

 

 

L'ère pavillonnaire

Progressivement, une vague pavillonnaire recouvre le territoire communal, à partir de la structure du centre bourg. Les premiers lotissements bourgeois valorisent les grandes propriétés. Puis, comme la plupart des communes de la banlieue parisienne reliées à la capitale par une voie ferrée, Saint-Leu-la-Forêt connaît une urbanisation pavillonnaire systématique. Compte tenu des spécificités de la commune, l’urbanisation présente un caractère plus bourgeois que sur d’autres territoires : c’est la domination de la pierre meulière et des modénatures, à l’imitation des grandes propriétés. De grandes « petites maisons » s’établissent sur de belles parcelles souvent boisées. Par la suite, certaines d’entre elles sont découpées pour permettre à une nouvelle vague pavillonnaire de s’établir.

 

La ville moderne

Dans les années 60, la pression foncière s’exerce sur le sud de la commune. Opérations de logements collectifs, lotissements, centre commercial et activités économiques investissent les derniers espaces disponibles du territoire communal. Là encore, le caractère particulier de la commune et la volonté des édiles de l'époque permet d’éviter tout excès architectural ou urbanistique, notamment lors du projet de ville nouvelle qui menaçait toute la plaine environnant Saint Leu et les villes voisines.

Les constructions conservent une échelle généralement respectueuse de l’environnement. Le tissu bâti de la commune s’est densifié par accumulation de découpes parcellaires successives et d’occupations progressives de l’espace naturel.

Aujourd’hui subsistent quelques grandes maisons qui ont su préserver leur parc et leur boisement d’origine. Elles sont, avec les fermes du centre bourg, les lavoirs, la chapelle Sainte-Geneviève et la crypte de l’église, les dernières traces des siècles passés.

Le système viaire s’est développé autour des axes structurants historiques, Grande Rue (RD 928), rue Pasteur, rue du Château, rue de la Forge, rue de la Marée. Propres à la ville contemporaine, de nouvelles voies de transit ont été percées comme le boulevard Brémont et l’avenue Jean Rostand.

 Le réseau ferré, lui, n’a pas subi de grandes modifications depuis l’ouverture de la ligne Paris Nord -Valmondois à la fin du XIXème. L’électrification du réseau a renforcé l'isolement des quartiers nord et sud par la suppression du passage à niveau du centre-ville et des passerelles.

Saint-Leu-la-Forêt, un environnement protégé à proximité de Paris

Au cœur de la vallée de Montmorency, adossée à la forêt du même nom, Saint-Leu-la-Forêt bénéficie d’un environnement naturel et bâti particulièrement protégé. Une ambiance du siècle passé règne encore dans certaines rues de la ville avec un fort parfum de "campagne". Le centre-ville, commerçant, aisément accessible à pied, offre un cadre urbain agréable,donnant une image vivante de la ville. Cette couleur particulière de bourg de province s’ajoute à de nombreux atouts : un bon niveau d’équipements, des relations aisées avec Cergy-Pontoise et le secteur du Stade de France à Saint-Denis, de bonnes liaisons de transit, un accès à Paris en transports collectifs en un temps limité.

La commune est ainsi particulièrement attrayante pour des familles désireuses de s’installer à proximité de la capitale dans des maisons spacieuses avec un environnement protégé. De fait, les indicateurs socio-économiques sont réunis pour dresser le portrait d’une ville résidentielle de seconde couronne dont le cadre de vie a attiré et continue d’attirer de nombreux Franciliens aux moyens financiers supérieurs à la moyenne nationale et départementale.

Le centre bourg

Morphologiquement, le centre-ville, de part et d’autre de la RD 928, présente un bâti relativement homogène. Il est composé de maisons de ville avec souvent des commerces au rez-de-chaussée, d’anciennes fermes établies autour de cours traditionnelles et de maisons bourgeoises en retrait de l’alignement avec souvent de très beaux jardins. Ces trois typologies unifiées par la relative continuité des alignements et par la mitoyenneté des constructions, évoluent de façon différente : Les maisons bourgeoises tendent à perdurer dans leur forme, malgré la tentation de division des parcelles. Les maisons de ville, souvent étroites accueillent des commerces en rez-de-chaussée. Quant aux fermes, elles ont, de par leur structure même, tendance naturelle à se densifier autour de leur cour sous des formes hétérogènes. Enfin, de belles maisons de la fin du XIX° présentent une certaine valeur patrimoniale et méritent une réhabilitation ou une reconversion.

La pression foncière est importante, des promoteurs privés et des bailleurs sociaux souhaiteraient pouvoir intervenir sur ce secteur. Les possibilités de recomposer la ville sont effectives. Déjà, de petits immeubles ont été ponctuellement réalisés, avec bien souvent une morphologie générale et un vocabulaire architectural sans rapport avec l’environnement bâti. Ce quartier central compte pourtant parmi les derniers centres-bourgs historiques de la vallée de Montmorency et de la partie urbanisée du Val-d’Oise qui soient aussi homogènes et intacts.

Les secteurs résidentiels

 

Les secteurs résidentiels présentent une mixité de maisons de ville et de maisons indépendantes, sur des parcellaires de dimensions variables et parfois importants. Toujours accompagnés d’une végétalisation intéressante, ils offrent un paysage urbain de qualité cohérente. Y cohabitent un habitat pavillonnaire du début du siècle, des maisons en meulière et des formes d’habitat individuel ou collectif plus récentes. On retrouve le même type de tissu dans le secteur de la Plaine et des Tannières, mais sous une forme plus dense et moins végétalisée. Les parcelles y sont plus étroites et les implantations sur une des limites latérales fréquentes, offrant un paysage plus minéral. Les lotissements récents y sont plus nombreux. Ceux-ci présentent bien souvent un net changement d’échelle du bâti.

Les secteurs sud urbanisés plus récemment ont profité d'opportunités foncières. Ils présentent un paysage plus hétérogène, avec des opérations de logements collectifs, des lotissements sur des parcelles étroites et des équipements d’intérêt communal. Toutefois, la forte végétalisation du secteur des Diablots donne à l’ensemble une image agréable, et permet d’assurer de manière satisfaisante la continuité urbaine vers les secteurs de pavillons.

Le coteau

Le découpage parcellaire des secteurs du coteau, sur d'anciennes parcelles agricoles donne des terrains plus grands que ceux des lotissements de la plaine. La qualité de ce site attire les particuliers. La lisière de la forêt se mêle à l’urbanisation plus diffuse sur le haut des coteaux. En raison du manque d’offre de terrains à construire, et de l’augmentation du prix du foncier, la ville s’étend où elle peut.  Des quartiers bien identifiés La difficulté des transports collectifs routiers pour les déplacements locaux et intercommunaux participe à la surutilisation de l’espace public par l’automobile. Il apparaît nécessaire de valoriser les circulations douces, tout en acceptant la présence de l’automobile au cœur des quartiers.

 

A Saint-Leu-la-Forêt nombre des quartiers correspondent à des entités agricoles anciennes, urbanisées dans le respect de cheminements anciens ayant conservé une appellation issue de la toponymie agricole. Ces petits secteurs, souvent des îlots, sont les traces des propriétés agricoles, des lieux de pâtures encloses, ou des anciens hameaux. « La Charmolue, la Chaumette, les grandes Tannières... » sont autant de lieux qui présentent aujourd’hui des ambiances particulières. A cette trame rurale initiale s’est superposé, au fur et à mesure, un réseau d’infrastructures : voie ferrée, voies routières. Celui-ci se pose aujourd’hui comme le maillage principal qui structure la ville de barrières difficilement franchissables.

Le chemin de fer divise Saint-Leu-la-Forêt en deux parties depuis 1876. Certains ensembles construits occupent de grandes emprises créant des enclaves dans la ville: le Rosaire et le cimetière clos de murs, ainsi que quelques îlots résidentiels de très grande dimension. Ainsi, au sentiment d’appartenance à tel ou tel quartier, peut s’ajouter un sentiment d’isolement lié aux obstacles physiques qui brisent les liaisons d’un quartier à l’autre. Ces barrières rendent difficiles les communications vers le centre-ville où sont regroupés les commerces et les services.

Saint-Leu-la-Forêt ne dispose pas sur son territoire de patrimoine inventorié au titre des Monuments Historiques. Toutefois, une toute petite partie à l’est est concernée par le périmètre de protection de 500 m autour de l’Eglise de Saint Prix, inscrite à l’inventaire.

La commune de Saint-Leu-la-Forêt possède de nombreuses traces patrimoniales de son Histoire. En effet, le centre ville et les zones résidentielles se caractérisent par la présence encore importante de séquences urbaines, de bâtiments ou édifices historiques ou d’architecture remarquable : bâtiments historiques, maisons bourgeoises du XIX et XXèmes siècles, habitat traditionnel et corps de fermes, ou petits patrimoines.